Comparez des situations de vie similaires, des hypothèses et des compromis pour la retraite.
France
Famille
Couple parisien avec 3 enfants : budget et retraite
Pour: Couple parisien ~30 ans, 3 enfants planifiés
Vous êtes une famille nombreuse à Paris avec 3 enfants ? Découvrez comment gérer le coût de la garde, les allocations familiales et préparer votre retraite.
Couple parisien : premier enfant maintenant ou plus tard ?
Pour: Couple parisien ~30 ans, locataires, arbitrage premier enfant maintenant vs plus tard
Comparer un premier enfant maintenant, dans 2-3 ans, ou avec un délai plus court quand on est un couple parisien de 30 ans, locataire, et qu'on veut protéger.
Après un divorce, l'arbitrage entre location et achat est le premier levier financier : louer maximise l'épargne retraite, acheter sécurise le long terme — mais les deux chemins mènent à des réalités très différentes à 64 ans.
Un divorce à 45 ans n'est pas seulement une rupture personnelle — c'est un séisme financier. Le loyer, les charges, l'éducation des enfants, l'épargne : tout ce qui se partageait à deux repose désormais sur un seul revenu. Et la question du logement devient centrale : rester locataire libère des liquidités pour reconstruire une épargne retraite, mais acheter offre une stabilité — à condition d'avoir l'apport et la capacité d'emprunt.
Ce scénario s'adresse à vous si vous êtes en France, autour de 45 ans, après une séparation, avec 1 ou 2 enfants en garde partagée, un revenu net de 2 000 à 3 000 €/mois et une épargne de départ modeste. Nous avons construit cinq trajectoires pour répondre à une question pratique : vaut-il mieux louer et épargner, acheter modeste, ou trouver un équilibre entre les deux ?
Âge actuel : 45 ans, départ à la retraite à 64 ans, projection jusqu'à 90 ans.
Épargne déjà accumulée : de 10 000 € (Prudent) à 50 000 € (achat). L'épargne initiale varie selon le partage des actifs du couple et la stratégie retenue.
Revenu net : environ 2 000 à 3 000 €/mois, avec une progression modérée en seconde partie de carrière.
Capacité d'épargne mensuelle : de 200 à 900 €/mois selon la variante et la tranche d'âge. Le poste logement (loyer ou remboursement) est le premier facteur de variation.
Pension publique estimée :1 100 à 1 300 €/mois nets (CNAV + Agirc-Arrco), selon la carrière et les trimestres validés.
Budget retraite planifié : de 1 200 €/mois (Prudent, location) à 1 800 €/mois (Optimiste), avec des dépenses plus basses pour les variantes achat (pas de loyer).
Enfants : le coût des enfants est inclus dans la capacité d'épargne restante — seuls des événements ponctuels (études, aide) sont ajoutés dans le plan. La pension alimentaire reçue ou versée peut être ajoutée dans l'application.
Lecture des cinq trajectoires, en euros d'aujourd'hui (pouvoir d'achat constant, rendements réels après inflation).
Variante
Effort moyen
Capital à 64 ans (dont intérêts cumulés)
Budget retraite soutenable
Ce que ça signifie
Base · Location + retraite
492 €/mois
141 015 € (42 815 €)
1 586 €/mois
Compromis classique : location et épargne progressive, retraite confortable
Prudent · Location + retraite
295 €/mois
80 614 € (18 414 €)
1 217 €/mois
Priorité au présent, retraite sobre mais tenable
Optimiste · Location + retraite
689 €/mois
227 019 € (82 819 €)
2 071 €/mois
Revenus confortables, large marge à la retraite
Base · Achat modeste
295 €/mois
73 705 € (23 505 €)
1 289 €/mois + bien immobilier
Sécurité logement, épargne financière limitée mais valeur du bien
Base · Mixte achat + épargne
392 €/mois
87 369 € (22 969 €)
1 369 €/mois + bien immobilier
Équilibre entre épargne retraite et achat modeste
Note sur l'achat : le capital financier simulé n'inclut pas la valeur du bien immobilier. Dans la réalité, le bien acheté s'ajoute au patrimoine total et supprime le loyer une fois le crédit remboursé.
L'effet des intérêts composés : même avec un démarrage tardif à 45 ans, les intérêts cumulés représentent 23 à 36 % du capital final selon la variante. Par exemple, dans la variante Optimiste, sur 227 019 € accumulés à 64 ans, 82 819 € proviennent de la capitalisation, pas des seuls versements.
Pensions CNAV + Agirc-Arrco : pour une personne divorcée, les droits à la retraite peuvent être affectés par la période de mariage (partage des points Agirc-Arrco possible) mais aussi protégés par les droits familiaux (majoration de 10 % pour 3 enfants). Les estimations retenues (1 100-1 300 €/mois) sont prudentes et ne tiennent pas compte des régimes spéciaux ou des carrières incomplètes.
Pension alimentaire et prestation compensatoire : ces transferts ne sont pas pris en compte dans ce scénario car ils varient trop selon les décisions judiciaires. Si vous versez ou recevez une pension, ajoutez-la comme entrée mensuelle dans l'application (revenu ou dépense selon votre situation). La pension alimentaire versée est déductible des revenus imposables dans la limite de 6 042 €/an/enfant.
APL : les aides au logement peuvent réduire le loyer net de 100 à 250 €/mois selon les revenus et la situation. Dans ce scénario, le loyer est déjà net des aides estimées pour un profil à 2 500 €/mois.
Frais d'achat et crédit : les frais de notaire pour un bien ancien représentent environ 7-8 % du prix, à ajouter à l'apport. La capacité d'endettement maximale est de 35 % des revenus (recommandation HCSF). Vérifiez votre éligibilité avant de faire un plan d'achat.
Réforme des retraites 2023 : l'âge légal de départ est fixé à 64 ans (progressif), avec un âge de taux plein automatique à 67 ans. Une carrière incomplète après divorce peut justifier de prolonger l'activité pour valider davantage de trimestres.
Le plan d'épargne s'articule en trois tranches d'âge, avec un effort qui progresse à mesure que la carrière se stabilise et que les charges familiales s'allègent :
De 45 à 49 ans : la reprise est la plus difficile — l'épargne mensuelle varie de 200 € (Prudent) à 500 € (Optimiste), car le logement et les jeunes enfants pèsent sur le budget.
De 50 à 59 ans : la situation s'améliore, l'épargne passe à 300-700 €/mois selon la variante.
De 60 à 63 ans : dernière ligne droite avant la retraite, l'effort monte à 400-900 €/mois.
Les montants d'épargne représentent ce qui reste à investir après avoir payé le logement, les charges, l'alimentation, les transports, la mutuelle et les dépenses courantes des enfants (activités, vêtements, cantine). Par souci de lisibilité, ces montants sont constants par tranche d'âge — dans la réalité, ils fluctueraient d'un mois à l'autre.
Les variantes Location (Base, Prudent, Optimiste) consacrent l'essentiel de cette capacité à l'épargne retraite. La personne reste locataire et son loyer est stable en pouvoir d'achat, mais pas protégé contre les hausses du marché.
La variante Achat modeste utilise l'épargne initiale (50 000 €) presque intégralement pour l'achat : 45 000 € d'apport (15 %), frais de notaire et première rénovation d'un logement à environ 200 000 €, avec un crédit sur 20 ans. L'épargne mensuelle restante (200 à 400 €/mois) est réduite, mais en contrepartie les dépenses de retraite baissent — plus de loyer à payer une fois le prêt remboursé.
La variante Mixte achète un bien plus modeste (~130 000 €, apport 25 000 €) et conserve 5 000 € de trésorerie, puis épargne à un rythme intermédiaire (250 à 550 €/mois). C'est la solution la plus équilibrée sur le papier, mais aussi la plus dépendante d'un prix d'achat accessible dans la zone visée.
Les événements ponctuels prévus couvrent les principaux aléas après 45 ans : remplacement du véhicule (10 000 à 18 000 € selon la variante), aide aux études des enfants (10 000 à 20 000 €), rénovation ou entretien du logement, et un fonds dépendance en fin de vie (25 000 à 40 000 €).
À la retraite, la pension publique (CNAV + Agirc-Arrco) apporte entre 1 100 et 1 300 €/mois selon la variante — un taux de remplacement d'environ 50 à 55 % du salaire net de fin de carrière.
Les dépenses mensuelles planifiées varient selon le mode de vie :
1 200 €/mois pour la variante Prudente (location, retraite sobre).
1 288 €/mois pour l'Achat modeste (pas de loyer, mais charges de propriétaire).
1 150 €/mois pour la variante Mixte.
1 500 €/mois pour la variante Location de base.
1 800 €/mois pour la variante Optimiste (loisirs, voyages, plus de marge).
Grâce à l'épargne accumulée, toutes les variantes disposent d'un budget mensuel supérieur à leurs dépenses prévues, avec une réserve de sécurité d'au moins 5 ans.
Votre épargne de départ : si la liquidation du patrimoine commun vous laisse davantage ou moins que les montants des variantes, ajustez l'épargne initiale dans l'application. 15 000 € de plus ou de moins changent significativement le capital final.
Votre revenu : entre 2 000 et 3 000 €, la marge est variable. Si vous êtes au-dessus, testez les variantes Optimiste avec vos chiffres ; si vous êtes dans le bas de la fourchette, partez des variantes Prudentes.
Votre capacité d'épargne : si vos charges sont plus basses que la moyenne (logement modeste, aides familiales), vous pouvez augmenter l'épargne. Si elles sont plus hautes, la variante Achat peut devenir risquée.
Vos enfants : si vous avez 2 enfants ou plus, ou si la garde est exclusive, les coûts courants sont plus élevés. Pensez à réduire les montants d'épargne mensuelle en conséquence.
Votre marché immobilier : les prix au m² varient du simple au triple selon la ville. À Paris, même un petit appartement peut dépasser 300 000 € — la variante Achat devient irréaliste sans un apport bien supérieur. À l'inverse, dans une ville moyenne, l'achat modeste est tout à fait accessible.
Ce scénario illustre des trajectoires plausibles basées sur des repères publics français 2025-2026. Les montants restent des estimations en euros d'aujourd'hui et ne constituent pas un conseil financier, juridique ou fiscal personnalisé. Les règles relatives au divorce, à la pension alimentaire et à la prestation compensatoire relèvent du juge aux affaires familiales.